Appel article pour le numéro spécial ‘Le sol, nouvelle frontière pour les savoirs et les politiques de l’environnement’ dans la Revue d’Anthropologie des Connaissances

Germain Meulemans, Céline Granjou

Indispensable au maintien de la vie sur Terre, le sol est étroitement mêlé à l’existence sociale des sociétés de par la vie agricole ou les rites mortuaires. Sa mise en valeur par le drainage, le défrichement, la mise en culture et l’urbanisation, a aussi joué un rôle constitutif au sein du projet modernisateur occidental. Bien que le sol reste relativement peu abordé en sciences humaines et sociales, il suscite depuis peu un intérêt croissant, notamment dans le champ des ‘humanités environnementales’[1], avec des travaux questionnant l’appréhension du sol comme le réceptacle stable et inerte d’une variété de déchets (des déchets ménagers et nucléaires au carbone atmosphérique), ou comme simple ‘substrat’ exploitable pour la culture des plantes. Ces travaux en appellent à une approche relationnelle et éthique à même de prendre la mesure de l’importance fondamentale et de la vulnérabilité des formes de vie souterraines (Hird and Clark, 2014 ; Puig de la Bellacasa, 2014 et 2015 ; Kearnes et Rickards, 2017), ainsi qu’à une attention spécifique à l’extension verticale et ‘stratifiée’ des formes de contrôle territorial et de domination politique (Elden, 2013 ; Clark, 2017) en lien notamment avec l’histoire des formes d’extraction minière (Kinchy et al. 2018).

L’objectif de ce dossier est de s’intéresser aux conditions, modalités, et effets de la production des savoirs sur les sols (pédologie, agronomie, écologie, écotoxicologie, sciences de l’environnement, géologie, sciences de la zone critique…) à l’heure où une série de mutations renouvellent profondément les enjeux de la connaissance et de la gestion des sols. Les sols sont aujourd’hui enrôlés dans une série de nouveaux projets environnementaux et sociétaux allant de la bioremédiation aux ‘technologies d’émission négative’[2], ou de l’empowerment des communautés indigènes à la lutte contre la faim dans le monde. Dans ce même temps, leur dégradation s’impose peu à peu parmi les enjeux environnementaux les plus critiques de notre époque (Shiva, 2016). Les sols ont ainsi suscité l’intérêt croissant des institutions environnementales internationales, avec la mise en place du Global Soil Partnership en 2013, la révision de la Charte Mondiale des sols (FA0, 2015), la publication d’un rapport international alarmant sur l’état global des sols (FAO and ITPS, 2015), ainsi que le lancement en 2015 d’une Décennie Internationale des Sols.

De fait, les questions que posent le sol ne se cantonnent plus à l’agriculture ou à l’extraction minière, mais s’invitent de plus en plus régulièrement dans des débats environnementaux plus larges. Ces transformations se reflètent dans le renouvellement des sciences des sols elles-mêmes : connaître les sols apparaît aujourd’hui nécessaire pour identifier, gérer et sécuriser une large gamme de ‘services’ (Roberston, 2012) rendus par les sols. Outre l’approvisionnement en nourriture, ceux-ci incluent la régulation du climat (stockage du carbone : Kon Kam King, Granjou et al., 2018), la gestion des déchets, la dépollution des sites industriels, la filtration des eaux de pluies, ou la conservation de la biodiversité souterraine (Bispo et al., 2016). En particulier, la notion de « sols vivants » (Gobat et al., 2004) s’est progressivement imposée dans les champs de la pédologie et de l’écologie, de la dépollution ou de l’agronomie, ainsi que dans les institutions nationales et internationales, ouvrant à la prise en compte d’une prolifération d’êtres nouveaux (bactéries, nématodes, champignons et micro-algues…), et à une extension « vers le bas » des préoccupations d’inventaire et de conservation (cf. notion de « dernière frontière biotique » de la Terre), mais aussi de cartographie, de monitoring, de dépollution, de gestion et d’aménagement.

Ces mutations variées de la connaissance et de la gestion des sols s’appuient en outre sur un renouvellement considérable des communautés épistémiques, outils, et technologies mobilisés : tandis que les nouvelles techniques de métagénomique donnent un accès sans précédent à l’identification des communautés microbiennes du sol et de leurs fonctions, les capteurs physiques de plus en plus sophistiqués alimentent des cartographies, observatoires et bases de données de plus en plus globalisées et interdisciplinaires (Observatoire de la Zone Critique, zones ateliers, initiative GlobalSoilMap….).

Ce numéro spécial de la Revue d’Anthropologie des Connaissances vise à explorer un ensemble de dynamiques d’écologisation des enjeux de connaissance et de gestion des sols. Le numéro met ainsi la focale sur les rapports aux sols, notamment aux sols vivants (ou ‘sols de surface’), mais pourra aussi s’intéresser aux enjeux liés aux infrastructures souterraines ainsi qu’à l’exploitation des ressources des sols profonds (sous-sols) en lien avec les problématiques de risque, de pollution et d’environnement.

Les contributions attendues pour ce numéro spécial combineront travaux empiriques – notamment des études de terrain ethnographique et des enquêtes interdisciplinaires – et réflexions théoriques. Ancrées dans une variété de champs disciplinaires en sciences humaines et sociales, elles s’intéresseront aux pratiques, communautés, agendas, organisations, objets, lieux et techniques en jeu dans la production et l’évolution contemporaines des savoirs et des techniques associés aux sols, ainsi que des débats, controverses et mobilisations dont ils sont l’objet. Elles pourront notamment aborder les questions suivantes :

  • Quelles communautés de connaissance et de pratiques émergent en lien avec la réarticulation et la production des savoirs sur les sols autour d’enjeux environnementaux (pollution et dépollution, nature en ville, sols vivants, politiques climatiques…) ? Comment les lieux légitimes de production de connaissances sur les sols se transforment-ils – du champ au laboratoire, en passant par les programmes interdisciplinaires, la recherche privée, les observatoires et zones expérimentales? Quels défis (échantillonnage d’un milieu opaque et particulièrement hétérogène, interdisciplinarité, Big Data du sol…) caractérisent l’extension des entreprises de cartographie et de monitoring des sols à l’échelle mondiale ? Quelles tensions épistémiques s’expriment entre les objectifs de globalisation de la connaissance et de la visualisation des sols, et les agendas plus classiques de description et d’analyse de sols localisés ? On pourra aussi documenter l’émergence de formes de contre-expertise – notamment sur le sujet des pollutions (Cahn et al. 2018) –, la mise en place de réseaux paysans et de réseaux de sciences citoyennes (observatoires participatifs,…).

 

  • En quoi les divers projets de connaissance des sols ouvrent-ils à de nouveaux régimes de gestion, de surveillance, d’expertise et de gouvernement des sols? Quelles sont les institutions, plateformes, réseaux et infrastructures à l’œuvre dans la mise en place d’une comptabilité et d’une surveillance mondiale des sols, de leurs compositions bio-physico-chimiques, de leurs activités, de leurs ‘services’ mais aussi de leurs contaminations et de leurs toxicités (par exemple le Healthy Soils Facility hébergé par le Global Soil Partnership)? En quoi ces traductions renouvellent-elles la notion de ‘ressource’, et prolongent ou transforment les logiques ‘extractivistes’ (Bednik, 2015), les ‘politiques toxiques’ (Liboiron et al., 2018) vis-à-vis des sols, et plus généralement les rapports de pouvoir et les conflits politiques, notamment dans le ‘Sud global’ ? Comment le cas du sol contribue-t-il à étendre, renouveler ou nuancer les apports des travaux sur la comptabilité environnementale (Whitney and Kiechle, 2017) ? Quels sont les objets, les méthodes et les métriques en jeu dans les divers régimes de gouvernement des sols (telles que la tonne de carbone ou les mesures de diversité microbienne du sol) ? Peut-on parler d’une extension du pouvoir bio-politique sur le sol et les formes de vie souterraines ?….

 

  • Comment les connaissances des sols émergent-elles dans un engagement pratique avec le sol ? Dans la mesure où un chercheur, un mineur, un agriculteur, un jardinier ou un ingénieur en dépollution des sites ne parlent pas du même sol, et ne regardent, touchent et comprennent pas le sol de la même manière, quelles sont les diverses pratiques dans lesquelles s’ancrent la compréhension et les connaissances du sol, les manières dont on apprend à regarder, à toucher, à creuser (Simonetti, 2015 ; Meulemans, 2018) et à sentir le sol, ou à en prendre soin ? Quel rôle ces façons de « se laisser affecter » par les sols jouent-elles dans les transitions écologiques et sociotechniques? A quels renouvellements des formes d’engagement et de soin du sol (Puig de la Bellacasa, 2015 ; Krzywoszynska, 2015) l’extension des préoccupations environnementales vers le sol ouvre-t-elle (par exemple via le jardinage, le compostage et la montée des initiatives de ‘nature en ville’)?

 

  • Résultant d’un ensemble de processus à la fois physiques (érosion des roches), biologiques (décomposition des plantes), et sociétaux (agriculture, urbanisation), les sols constituent un objet particulièrement propice pour des approches sortant des cadres disciplinaires traditionnels. En quoi les nouveaux enjeux et pratiques de connaissance des sols et de la terre (plutôt que de la Terre : Latour, 2017 ; Charbonnier et al. 2017) peuvent-ils conduire à un renouvellement des frontières disciplinaires et méthodologiques ? En quoi les sols offrent-ils des prises nouvelles pour comprendre les formes d’interdépendance et d’imbrication socio-écologiques propres à l’Anthropocène, et répondre aux défis environnementaux contemporains ? Enfin, en quoi le statut particulier du sol peut-il être source de renouvellement et créativité pour une approche ontologique, relationnelle et éthique des politiques de l’environnement (Puig de la Bellacasa, 2014 et 2015 ; Clark, 2017) ?

Les résumés étendus (environ 800-1000 mots) devront être envoyés à Germain Meulemans meulemans.germain@gmail.com et Céline Granjou celine.granjou@irstea.fr pour le 15 janvier 2019.

Pour les contributions retenues, les textes complets, au format de la Revue d’Anthropologie des Connaissances (environ 50 000 signes) seront à soumettre en ligne sur le site de la revue rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login le 1er septembre 2019.

Bibliographie

Bispo, A., C. Guellier, E. Martin, J. Sapijanskas, H. Soubelet  & C. Chenu, 2016, Les sols Intégrer leur multifonctionnalité pour une gestion durable, Versailles : Quae.

Bednik A., 2015, Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances. Lyon : Le passager clandestin.

Cahn L., C. Deligne, N. Pons-Rotbardt, N. Prignot, A. Zimmer, B. Zitouni, 2018 Terres des villes : Enquêtes potagères de Bruxelles, Bruxelles : L’Éclat.

Charbonnier, P. Garcier R. et Rivière, C. 2017, « Revenir à la terre ? », Tracés. Revue de Sciences humaines [En ligne], 33  URL : http://journals.openedition.org/traces/6974

Clark, N., 2017. Politics of Strata. Theory, Culture and Society, 34 (2-3).

Elden, S. 2013. Secure the volume: Vertical geopolitics and the depth of power. Political Geography, 34: 35-51.

Food and Agriculture Administration (FAO). 2015. Revised World Soil Charter. Food and Drug Administration.

http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/GSP/docs/ITPS_Pillars/annexVII_WSC.pdf

FAO and ITPS. 2015. Status of the World’s Soil Resources (SWSR) – Main Report. Food and Agriculture Organization of the United Nations and Intergovernmental Technical Panel on Soils, Rome, Italy.

Gobat, J-M., Aragno M., and Matthey W. 2004. The Living Soil: Fundamentals of Soil Science and Soil Biology. Enfield, NH; Plymouth: Science Publishers, Inc.

Kinchy A.J, Phadke R., Smith J.M. 2018. Engaging the underground : An STS field in formation. Engaging Science, Technology, and Society, 4: 22-42.

Kon Kam King, J., Granjou, C., Fournil, J. and Cécillon, L., 2018. Soil Sciences and the French 4 per 1000 Initiative – The promises of underground carbon, Energy Research and social sciences. Forthcoming.

Liboiron, M., Tironi, M., Calvillo, N. 2018. Toxic politics : Acting in a permanently polluted world, Social Studies of Science, 48(3) : 331-349.

Meulemans, G. sous presse 2018. Des hommes qui creusent : suivre le sol en pédologie. Dans L. Mariani and C. Plancke [éds.] (D)écrire les affects, Paris: Petra.

Hird M. J., Clark N. 2014. ‘Deep Shit’. O-Zone: A Journal of Object-Oriented Studies, 1: 44–52.

Kearnes M., Rickards L. 2017. Earthly graves for environmental futures: Techno-burial practices. Futures 92: 48–58.

Krzywoszynska, A. 2015. What farmers know: experiential knowledge and care in vine growing, Sociologia Ruralis, 56 (2): 289–310.

Latour, B. 2017. Où atterrir? Comment s’orienter en politique. Paris : La Découverte.

Puig de la Bellacasa M. 2014. Encountering Bioinfrastructure: Ecological struggles and the sciences of soil. Social Epistemology: A Journal of Knowledge, Culture and Society, 28 (1): 26–40.

Puig de la Bellacasa M., 2015. Making time for soil: Technoscientific futurity and the pace of care. Social Studies of Science 45: 738–748.

Robertson, Morgan. 2012. “Measurement and Alienation: Making a World of Ecosystem Services.” Transactions of the Institute of British Geographers 37: 386–401.

Simonetti, Cristián. 2015. “Feeling Forward into the Past: Depths and Surfaces in Archaeology.” Time and Mind 8 (1): 69–89.

Shiva, V. 2016 [2008]. Soil, not Oil. Climate change, peak oil and food insecurity. Zed Books Ltd.

Whitney K. and Kiechle M. 2017. Introduction: Counting on Nature, Science as Culture, 26:1, 1-10.

[1] Au croisement de la géographie culturelle, de l’anthropologie et des études féministes des sciences.

[2] Technologies qui visent à compenser les émissions anthropogéniques de gaz à effet de serre par l’utilisation des puits naturels de carbone comme les océans ou le sol.

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Des arbres à l’âge de glace dans les Alpes

Copie du communiqué de presse du CNRS à propos de travaux effectué au Jardin du Lautaret. La page et le communiqué peuvent être retrouvés à l’adresse : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5447.htm

Une étude publiée dans la revue internationale Global Change Biology le 21 février 2018 et conduite par Christopher Carcaillet chercheur EPHE au Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels anthropisés (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENTPE), Serge Aubert1 (Université Grenoble Alpes) et Jean-Louis Latil, un citoyen passionné de science2, au Col du Lautaret (à 2 100 m d’altitude dans les Alpes centrales françaises), montre une présence très précoce d’arbres (pin à crochet, bouleaux) et d’escargots âgés de 11 700 ans. Or, à cette époque dans les Alpes, les glaciers occupant les fonds de vallée entretenaient un microclimat glaciaire a priori défavorable aux arbres et aux organismes vivants associés.
L’étude a montré que le site de la découverte présentait une source géothermale, dont les eaux chaudes ressurgissaient à la surface, empêchant les sols de geler pendant la saison estivale et permettant ainsi aux arbres de pousser et aux mollusques d’activer leurs fonctions vitales dans un environnement glaciaire. Cette étude conforte l’idée de l’existence d’îlots d’arbres en haute montagne, comme des oasis glaciaires, sur des pentes exposées au soleil à la faveur de contextes topographiques ou géologiques exceptionnels.

Notes :

1 Décédé en 2015
2 Ces travaux impliquent en France des chercheurs du laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels anthropisés (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENTPE), du Laboratoire d’écologie alpine (CNRS/Université de Savoie Mont Blanc/Université Grenoble Alpes), de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS/IRD/Aix-Marseille Université/Université d’Avignon pays de Vaucluse) et de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/IRD/EPHE).

Références :

Keep your feet warm? A cryptic refugium of trees linked to a geothermal spring in an ocean of glaciers, Carcaillet C., Latil J.-L., Abou S., Ali A., Ghaleb B., Magnin F., Roiron P., Aubert S. Global Change Biology, DOI: 10.1111/gcb.14067

Contacts :

Chercheur EPHE-PSL | Christopher Carcaillet | christopher.carcaillet@ephe.psl.eu
Laboratoire d’Écologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés (CNRS/ Université Lyon 1/ ENTPE)

Presse EPHE | Patricia Ledoux | T 01 53 63 61 50 | patricia.ledoux@ephe.psl.eu
Presse CNRS | T 01 44 96 51 51 | presse@cnrs.fr

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La grande histoire des alpages

En mars 2016,  l’Université Savoie Mont Blanc et la fondation Montagne vivante ont organisé une rencontre autour de l’histoire des alpages. Cette rencontre a été une occasion d’échanges très riches autour de l’histoire, du fonctionnement et de l’avenir de ces « systèmes pastoraux d’altitudes » notamment dans les pays de Savoie.

L’idée de rédiger collectivement un ouvrage sur cette grande histoire des alpages avait été évoquée. Plutôt qu’un ouvrage papier figé dans le temps, les auteurs proposent d’utiliser un site internet dédié pour poursuivre les échanges, pour les enrichir de visions différentes et nouvelles, pour diffuser et partager nos connaissances sur les alpages et pour communiquer vers l’ensemble des publics intéressés par ce sujet (monde agricole, étudiants, amateur d’histoire…).

L’université Savoie Mont Blanc et la fondation Montagne vivante ont ainsi créé un site internet : la « Grande Histoire des Alpages » :

https://grandehistoirealpages.fr/

Il s’agit d’un site conçu comme un espace de partage de connaissances sur les alpages. Ce site est donc destiné a accueillir des documents (articles, interviews, images, vidéos) qui participent à cette connaissance. L’esprit du site est de constituer une plateforme numérique à l’interface entre production scientifique vulgarisée et espace support à des échanges entre disciplines et entre acteurs de la connaissance des alpages (académiques et non-académiques).

Vous pouvez participer vous-même à la construction de cet espace en proposant des articles, documents, images, vidéo, éléments pour les rubriques « Ressources » et « matières à réflexions ». Le site peut également servir de site-relais vers des documents publiés ailleurs. Vous pouvez évidemment y diriger des gens susceptibles d’être intéressé par l’histoire (mais aussi les questions actuelles) des espaces pastoraux d’altitudes.

Le site internet dispose d’une interface pour soumettre facilement des documents. N’oubliez pas de joindre également les éléments (courte biographie, photo) pour renseigner la rubrique « Auteur ».

En cas de difficultés (pour cette phase de lancement) ou de questions sur le site, n’hésitez pas à contacter les auteurs (ou leurs envoyer directement ce que vous souhaitez publier).

Bien cordialement

Les auteurs :
Manon Bajard, Jean Marcel Dorioz, Charline Giguet-covex ; Pierre Lachenal ; Gregory Loucougaray ; Fabrice Mouthon ; Jérôme Poulenard

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Première assemblée générale pour la fédération

Le 16 novembre dernier, la fédération a rassemblé ses membres et partenaires lors de sa première assemblée générale. La journée a commencé par les présentations de Jérôme Poulenard, directeur de la fédération FREE Alpes et de son homologue clermontois Gilles Mailhot, directeur de la Fédération des Recherches en Environnement (FRE). La matinée s’est poursuivie par la présentation de résultats marquants issus de projets pluridisciplinaires ayant déjà émergés de collaborations entre les unités de la fédération. Ce temps a souligné l’intérêt de telles études dans l’obtention de réponses complètes aux problématiques étudiées. L’après-midi a été dédié à la présentation de recherches innovantes initiées au sein des unités et pouvant susciter de nouvelles collaborations entre les équipes.

 

Au terme de cette journée riche en échanges scientifiques, il est apparu une vraie volonté de la part des membres de la fédération de monter des actions structurantes et des projets de recherche pluridisciplinaires. Les partenaires présents ont aussi exprimé leur intérêt d’avoir la fédération comme interlocuteur privilégié.

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Nouveaux arrivants – Rentrée 2017

La fédération souhaite la bienvenue aux personnels et doctorants qui intègrent ses laboratoires pour cette rentrée 2017 !


CARRTEL

Chloe Goulon a été recrutée en tant qu’ingénieure d’étude spécialisée dans les indicateurs halieutiques et ichtyologiques. Elle étudie les dynamiques piscicoles lacustres au sein de l’UMR et de l’OLA. https://www6.dijon.inra.fr/thonon/Actualites-du-CARRTEL/l-UMR-CARRTEL-a-recrute-son-Ingenieur-indicateurs-halieutique-ichtyologique

Jade Ezzedine intègre l’UMR en tant que doctorante sur le sujet : « Diversité, importance quantitative et fonctionnelle des prédateurs bactériens : les Bdellovibrio et organismes apparentés dans les écosystèmes lacustres alpins et les milieux marins »


EDYTEM

Hélène Salomon a été recrutée en tant que Chargée de Recherches CNRS. Elle travaillera sur les matières colorantes préhistoriques.

Ana Brancelj est doctorante, ses travaux portent sur les Enjeux de la patrimonialisation des site palafittiques sur l’axe alpin (6 pays). Encadrants : Mélanie Duval-Massaloux, Christophe Gauchon & I. Frochot (IREGE)

Grégoire Guillet est doctorant, ses travaux portent sur le permafrost et la glace des sols. Encadrants : Philippe Deline & Ludovic Ravanel

William Rapuc est doctorant, ses travaux portent sur l’atération er l’évolution des sosl et sur les grands lacs alpins. Encadrants : Pierre Sabatier, Fabien Arnaud & J. Gailardet (IPG)


EDYTEM/LECA

Claire Blanchet est doctorante, elle travaille sur les méthodes visant à reconstruire l’évolution des socio-écosystèmes de montagne en étudiant les pollen et l’ADN dans les sédiments lacustres. Encadrants : Erwan Messager, Charline Giguet-Covex & Francesco Ficetola


LCME

Claire Besnard intègre le LCME en tant que doctorante. Ses travaux portent sur l’oxydation catalytique d’alcools et d’aldéhydes en flux continu et sous ultrasons. Encadrants : Micheline Draye, A. Favre-Réguillon (LGPC), Grégory Chatel & Nathalie Kardos

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Présentation de la fédération

Qu’est-ce que FREE Alpes ?

Au sein de la COMUE Université Grenoble Alpes, les unités de recherche CARRTEL, EDYTEM, LCME, LECA, LESSEM et l’unité de service SAJF ont souhaité mettre en place une structure commune, favorisant la coordination des actions de recherche en écologie et environnement sur le site Grenoble-Chambéry. Cette structuration, appelée FREE Alpes (Fédération de Recherche en Ecologie et Environnement – Alpes), offre l’opportunité de mettre en valeur un champ thématique riche, à la fois de très haut niveau scientifique et en phase avec les préoccupations sociétales, mais jusqu’à présent peu valorisé à l’échelle de la COMUE, car non coordonné.

 

Rassemblant plus de 120 chercheurs et enseignants-chercheurs et plus de 70 personnels ITA, associés à 5 tutelles, dont 3 organismes de recherche nationaux (CNRS, INRA, IRSTEA) et 2 universités (UGA, USMB), cette fédération crée une importante force scientifique à l’échelle régionale pour traiter des questions liées à l’urgence environnementale et à la transition écologique, à travers les prismes conjoints des sciences naturelles et humaines.

Qui en fait partie ?

–    CARRTEL (INRA, USMB) : Le centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques et les Ecosystèmes Limniques articule ses recherches autour de deux thématiques avec pour objectifs généraux l’étude du fonctionnement d’écosystèmes naturels alpins, l’élaboration de bioindicateurs d’état et d’évolution de la qualité des milieux aquatiques ainsi que le développement et l’aide à la gestion des ressources. Il est constitué de 8 chercheurs, 5 enseignants chercheurs et 22 personnels ITA sous la direction de Bernard Montuelle.

EDYTEM (CNRS, USMB) : L’unité Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne entend répondre concrètement aux enjeux environnementaux et socio-économiques actuels des milieux et les territoires de montagne en rassemblant des chercheurs en géosciences (géologie, hydrogéologie, géomorphologie) et en sciences humaines et sociales (géographie). Elle est constituée de 33 chercheurs et enseignants-chercheurs et de 11 ITA dirigés par Fabien Arnaud.

LCME (USMB) : Le Laboratoire de Chimie Moléculaire et Environnement articule ses travaux à la fois autour de l’étude des polluants organiques dans l’environnement et à travers l’élaboration de nouvelles méthodologie de chimie verte pour le développement durable. Il est constitué de 12 enseignants-chercheur et de 4 ITA sous la direction de Jean-Luc Besombes.

LECA (CNRS, UGA, USMB) : Le Laboratoire d’Ecologie Alpine travaille sur le fonctionnement des écosystèmes, le maintien de la biodiversité et la prédiction de leur réponse aux changements en utilisant des concepts et des méthodes issus de disciplines telles que l’écologie et la biologie évolutive. Il est constitué de 20 chercheurs et enseignants-chercheurs et de 22 ITA, sous la direction de François Pompanon.

LESSEM (IRSTEA) : Le Laboratoire EcoSystèmes et Sociétés En Montagne développe des recherches sur les dynamiques des socio-écosystèmes en montagne en visant l’équilibre entre approfondissement disciplinaire (en écologie : écologie fonctionnelle, écologie des communautés, écologie de la restauration ; en modélisation spatiale ; en sciences humaines et sociales : sociologie, agronomie, aménagement, économie) et développement de recherches interdisciplinaires, entre apports thématiques et perspectives méthodologiques . Elle est constituée de 36 chercheurs et 9 ITA sous la direction d’Emmanuelle George.

–  SAJF (CNRS, UGA) : La station alpine Joseph Fourier est au service des chercheurs qui étudient les trajectoires socio-écologiques, les relations entre climat et fonctionnement des écosystèmes, les adaptations des organismes de montagne. Elle met à leur disposition laboratoires, dispositifs in natura, serres, hébergements et sa connaissance du territoire. Elle entretien le jardin botanique alpin du Lautaret, soutien la formation et diffuse les savoirs. Elle est constituée de 2 enseignants-chercheurs et de 7 ITA, sous la direction de Jean-Gabriel Valay.

Depuis quand ?

La fédération FREE Alpes s’inscrit dans la continuité des actions structurantes de la Fédération Lac Montagne Environnement (FLAME : CARRTEL, LCME, EDYTEM) créée en 2009 et du Dispositif de Partenariat en Ecologie et Environnement (DiPEE : SAJF, LECA, EDYTEM) mis en place en 2010 sous l’impulsion de l’INEE. La fédération existe depuis 2016 mais les actions d’animation et de mise en relation de ses membres ont commencé avec la nomination de son comité de pilotage en 2017. La fédération commence ainsi sa première phase de développement pour une période de 2 ans.

Quels sont les objectifs et thèmes de la Fédération ?

L’objectif principal de la fédération et de créer du lien entre tous les personnels des unités qui la composent. Elle cherche notamment à promouvoir des recherches interdisciplinaires sur les environnements et les fonctionnements écologiques en montagne, en intégrant les approches de géosciences, d’écologie, de chimie et des sciences de l’Homme et des sociétés. En diminuant le nombre de structures (FLAME, DiPEE), en coordonnant les actions des différents outils de programmation scientifique (Zones ateliers, SOERE, sites instrumentés et expérimentaux…) et en devenant un acteur reconnu du tissu académique et économique régional, FREE-Alpes a vocation à simplifier le millefeuille académique, au service d’une recherche efficiente. Ainsi, la Fédération se propose de :

– créer et animer un réseau d’échanges entre les membres des différentes unités afin de promouvoir l’émergence de projets de recherche interdisciplinaires ;

– développer les synergies entre les plateformes techniques notamment en communiquant sur les moyens techniques disponibles au sein des moyens des laboratoires constitutifs ;

– contribuer à l’offre de formation via une vision pluridisciplinaire de l’écologie et de l’environnement, notamment à destination des étudiants de master et doctorat ;

– développer des partenariats avec les acteurs du territoire (gestionnaires d’espaces, partenaires socio-économiques, etc.) en devenant un interlocuteur de choix.

D’un point de vue scientifique, l’objectif scientifique de la fédération FREE-Alpes est de décrire, modéliser et prévoir les fonctionnements et les dynamiques des socio-écosystèmes de montagne dans un contexte de changements environnementaux et de mutations sociétales (usages, gestion, perception etc.). Les écosystèmes terrestres et aquatiques considérés sont situés en montagne au sens large : des plaines périalpines à l’étage alpin et couvrent différents gradients d’urbanité. Les recherches envisagées concernent les structures et les fonctionnements des écosystèmes terrestres et aquatiques en zone de montagne et les couplages entre la dynamique des forçages (climatiques, anthropiques) et la dynamique de ces systèmes (y compris sociétaux). Le système « socio-écologique » et les différentes inter- et rétroactions entre les composantes sont étudiés dans une logique interdisciplinaire à différentes échelles d’espace et de temps. Les recherches de la fédération s’attachent par ailleurs à décrire l’évolution de la qualité de l’environnement, des services fournis par les écosystèmes et des constructions sociales associées.

Une attention particulière est portée aux objets suivants :

– Systèmes agro-sylvo-pastoraux (alpages, forêts, friches, accrus…) ;

– Hydrosystèmes de montagne et de piémont (lacs, rivières, torrents, zones humides, karsts) ;

– Zones protégées (parcs, réserves) ;

– Espace urbain des vallées et stations touristiques.

Ces recherches visent à proposer des actions i) de restauration des milieux, ii) de conception de méthodes et techniques innovantes pour la préservation de l’environnement, iii) d’évaluation, calcul et atténuation de risques, iv) de gestion de l’espace des sociétés et innovations sociales (transition écologique), v) de caractérisation des dynamiques des territoires soumis à forts enjeux environnementaux. La programmation scientifique de la fédération s’appuiera sur les contrats quinquennaux des unités qui la composent.

Quels rapports entretient la fédération avec les tutelles et les autres instituts de recherches ?

Toutes les unités de la fédération sont membres de la COMUE Université Grenoble Alpes. Les deux tutelles universitaires sont l’UGA (pour LECA et SAJF) et l’USMB (pour LCME, LECA, EDYTEM, CARRTEL). Les tutelles non-universitaires sont le CNRS (LECA, SAJF, EDYTEM : trois unités formant le DiPEE), l’INRA (CARRTEL), IRSTEA (LESSEM) et le ministère de la culture (EDYTEM). Les unités de la fédération sont aussi membres de la Zone Atelier Alpes. Les unités membres de la Zone Atelier Bassin du Rhône sont CARRTEL, LCME et EDYTEM. FREE se trouve ainsi dans une zone d’articulation disciplinaire particulièrement pertinente pour développer des actions au sein de chacune des ZA et/ou concertées entre elles.

Les outils mis en place sous l’égide de la fédération, qu’il s’agisse d’appels à projet ou de plateformes mutualisées, sont ouverts pour des collaborations au sein de la COMUE UGA et en particulier de PAGE et de l’OSU. Des programmations communes, notamment autour de l’étude de l’évolution des climats régionaux et de ses impacts environnementaux et sociétaux pourront de plus être mises en place. La fédération est principalement rattachée au pôle PAGE (Physique de particules, Astrophysique, Géosciences et Environnement) et secondairement au pôle PSS (Sciences Sociales) de la COMUE UGA. Elle évolue en interaction forte avec l’OSUG, dont sont membres trois unités de la fédération (LESSEM, LECA, SAJF).

A long terme, FREE-Alpes pourra être l’un des éléments structurants d’un futur OSU (Grenoble Alpes) et interdisciplinaire, selon des modalités qui restent à définir. L’ensemble des directeurs d’unité concernés appuie cette idée.

Est-ce que la fédération s’implique dans l’enseignement ?

Les chercheurs de la fédération sont fortement impliqués dans les formations par et à la recherche (master 2) suivantes :

– Master Recherche ECOMONT (Ecologie des milieux de montagne : observation/ rétro-observation, gestion) de l’USMB – master en réseau franco-suisse ;

– Master Recherche BEE (Biodiversité, Écologie, Environnement) de l’UGA;

– Master Recherche STADE (Systèmes territoriaux, aides à la décision, environnement de montagne) de l’USMB et de l’UGA – master en réseau ;

– Master Chimie (parcours DRIME et SOURCE) Université Savoie Mont Blanc.

A moyens termes, la fédération appuiera des thèses de doctorat menées sous l’égide du collège doctoral unique de la COMUE UGA. Des actions portées par la fédération seront proposées en direction des écoles doctorales (cours doctoraux, séminaires interdisciplinaires organisés par les doctorants etc.) et de communautés plus larges (écoles thématiques, écoles d’été, actions nationales de formation etc.).

Comment fonctionne la fédération ?

La gouvernance de la fédération est assurée par deux entités. D’une part, un conseil de direction regroupant l’ensemble des directeurs d’unité et le directeur de la fédération et ses adjoints se réunit sur une base régulière (environ 1 fois/2 mois) pour harmoniser l’action des unités fédérées.

Le conseil de direction est constitué de Fabien Arnaud (EDYTEM), Jean-Luc Besombes (LCME), Emmanuel George (LESSEM), Bernard Montuelle (CARRTEL), François Pompanon (LECA), et Jean-Gabriel Valay (SAJF).

D’autre part, le directeur et ses adjoints forment, avec une équipe issue de toutes les unités de recherche constituantes, le comité de pilotage chargé de l’animation et de la mise en place des actions structurantes de la fédération. Ce comité est nommé par les tutelles, sur proposition des directeurs d’unité pour une période de 2 ans (2017-2018) renouvelable une fois (2019-2020) pendant la phase de démarrage de la fédération. La durée du mandat de direction sera portée à 5 ans lors de la première évaluation de la fédération (2021-2025). Le directeur et ses directeurs-adjoints doivent être membres de l’une des unités fédérées, mais ne peuvent en être l’un des directeurs.

Le comité de pilotage est constitué de Jérôme Poulenard (Directeur – EDYTEM), Jean-Christophe Clément (Directeur adjoint – CARRTEL), Stéphane Reynaud (Directeur adjoint – LECA), Florent Arthaud (CARRTEL), Grégory Chatel (LCME), David Gateuille (LCME),  Nathalie Bertrand (LESSEM), Yves Perrette (EDYTEM) & Gregory Loucougaray (LESSEM).

Le comité de pilotage se réunit une fois par mois. L’animation scientifique proposée s’inscrit en cohérence avec les animations des autres dispositifs existants et mobilisant pro parte les mêmes unités et notamment la Zone Atelier Alpes (ZAA); la Zone Atelier Bassin du Rhône (ZABR) ; le SOERE Observatoire des Lacs Alpins (OLA) ; le labex Innovation et TErritoires de Montagne (ITEM) ; l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG) ; les deux pôles de l’UGA (PAGE, SJPETSG) concernés. Cette animation cherche à se développer autour de réponses à des Appels d’Offres dans un premier temps locaux (Région, Idex,…), avec l’objectif de co-construire des actions de recherche concrètes.

Quels sont les projets en cours ?

Dans le cadre de son objectif de fédération, le comité s’emploie à la mise en réseau des séminaires des laboratoires ainsi qu’au développement de séminaires propres qui ont lieu une fois par mois et sont retransmis sur tous les sites de la fédération. Ces séminaires sont enregistrés (si accord de l’auteur) et participent à la constitution d’une archive audiovisuelle de la fédération. Cette démarche sera complétée par un grand séminaire annuel visant à mettre en avant les projets interdisciplinaires ayant émergé au sein de la fédération et à accroître les échanges entre ses membres.

Dans une optique de visibilité, la fédération souhaite s’appuyer sur tous les moyens à sa disposition pour pouvoir élargir sa visibilité incluant une utilisation des nouvelles technologies de l’information en vue de l’échange et de la diffusion de l’information scientifique. Vous pouvez ainsi la retrouver sur ResearchGate, LinkedIn et Twitter (#Free-Alpes).

Dans la visée d’une mise en réseau des plateformes d’analyses et des infrastructures de recherche (terrains instrumentés et suivis) des unités de la fédération, la fédération a lancé un grand inventaire des moyens et compétences présents dans les différentes unités. La fédération compte notamment en son sein une unité mixte de service (SAJF) offrant la possibilité de développer des observations et expérimentations de long terme en haute altitude et des installations dédiées à l’expérimentation en micro- et mésocosmes, qu’elle soit terrestres ou concernant les écosystèmes aquatiques (station hydrobiologique de l’INRA à Thonon, UMR CARRTEL). En étroit partenariat avec la Zone Atelier Alpes (ZAA), avec la Zone Atelier Bassin du Rhône et avec le SOERE Observatoire des Lacs, la fédération cherche à coordonner les réflexions de mise en place de chantiers/observatoires de terrain ou d’achat de matériels de laboratoires lourds.

Quelles autres actions concrètes sont attendues ?

Un appel d’offre interne pour susciter des projets de recherche incitatifs entre membres de la fédération. Cet AO sera coordonné avec ceux portés par d’autres dispositifs qui pourront déléguer la gestion à la fédération (ZA, DIPEE…) dans le respect de leurs critères propres.

Des efforts concertés pour la bancarisation des données en lien avec les programmes et initiatives locales (OSUG datacenter), nationales et internationales (bases thématiques) ;

En parallèle, nous souhaitons créer des groupes de travail transversaux à vocation technique et méthodologique visant à partager les difficultés et les réussites, à construire des méthodes et des protocoles communs et nouveaux. Ces groupes pourront aussi repérer les manques et les appareils scientifiques à acquérir/développer et ainsi contribuer à la cohérence de nos montages de projet d’équipements. Ces travaux s’appuieront sur le recensement en cours des compétences et des dispositifs techniques présents dans les différents laboratoires.

Enfin la fédération espère la mise en place et/ou le développement de projets d’observation à long terme des écosystèmes de montagne (réseau des zones ateliers, Observatoire des LAcs, Observatoire des Relations Climat-Homme-milieux agro-sylvo-pastoraux porté par la Zone Atelier Alpes).

 

Est-ce que ça marche ?

Oui, la mise en place d’une plateforme analytique concertée au sein de la fédération fait partie des priorités pour les premières années de fonctionnement. A ce jour, ce travail n’a pas encore été formalisé mais d’un point de vue prospectif, la plateforme analytique de la fédération pourra compter pour son lancement sur un financement CPER de 1 M€, acquis dans le cadre du programme Montagne 4.0. Le tableau ci-dessous reprend la liste des matériels priorisés à l’achat dans le cadre de ce projet.

Coût d’achat Coût annuel de fonctionnement
Détecteurs Gamma à bas bruit de fond (x 2) 320 k€ 20 k€
Spéctromètre à fluorescence X 120 k€ 5 k€
Chambres de culture en conditions contrôlées 220 k€ 5 k€
LC MS MS 180 k€ 10 k€
Hydrogéophysique environnementale 80 k€
TG-FTIR 40 k€ 5 k€
Matériel de suivi environnemental de terrain 60 k€

 

 

 

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