Présentation de la fédération

Qu’est-ce que FREE Alpes ?

Au sein de la COMUE Université Grenoble Alpes, les unités de recherche CARRTEL, DTM, EDYTEM, EMGR, LCME et LECA et l’unité de service SAJF ont souhaité mettre en place une structure commune, favorisant la coordination des actions de recherche en écologie et environnement sur le site Grenoble-Chambéry. Cette structuration, appelée FREE Alpes (Fédération de Recherche en Ecologie et Environnement – Alpes), offre l’opportunité de mettre en valeur un champ thématique riche, à la fois de très haut niveau scientifique et en phase avec les préoccupations sociétales, mais jusqu’à présent peu valorisé à l’échelle de la COMUE, car non coordonné.

 

Rassemblant plus de 120 chercheurs et enseignants-chercheurs et plus de 70 personnels ITA, associés à 5 tutelles, dont 3 organismes de recherche nationaux (CNRS, INRA, IRSTEA) et 2 universités (UGA, USMB), cette fédération crée une importante force scientifique à l’échelle régionale pour traiter des questions liées à l’urgence environnementale et à la transition écologique, à travers les prismes conjoints des sciences naturelles et humaines.

Qui en fait partie ?

–    CARRTEL (INRA, USMB) : Le centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques et les Ecosystèmes Limniques articule ses recherches autour de deux thématiques avec pour objectifs généraux l’étude du fonctionnement d’écosystèmes naturels alpins, l’élaboration de bioindicateurs d’état et d’évolution de la qualité des milieux aquatiques ainsi que le développement et l’aide à la gestion des ressources. Il est constitué de 8 chercheurs, 5 enseignants chercheurs et 22 personnels ITA sous la direction de Bernard Montuelle.

–  DTM (IRSTEA) : L’unité Développement des Territoires Montagnards utilise principalement les sciences humaines et sociales pour étudier l’évolution du rapport à la nature et favoriser la prise en compte des enjeux environnementaux, notamment dans le développement des territoires ruraux et montagnards. Elle est constituée de 17 chercheurs sous la direction d’Emmanuelle George.

EDYTEM (CNRS, USMB) : L’unité Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne entend répondre concrètement aux enjeux environnementaux et socio-économiques actuels des milieux et les territoires de montagne en rassemblant des chercheurs en géosciences (géologie, hydrogéologie, géomorphologie) et en sciences humaines et sociales (géographie). Elle est constituée de 33 chercheurs et enseignants-chercheurs et de 11 ITA dirigés par Fabien Arnaud.

EMGR (IRSTEA) : L’unité Ecosystèmes Montagnards travaille sur l’analyse de la dynamique des écosystèmes montagnards à différentes échelles et de leur vulnérabilité dans un contexte de changements globaux (climat, usages). Elle est constituée de 19 chercheurs et 9 ITA sous la direction d’Emmanuelle George.

LCME (USMB) : Le Laboratoire de Chimie Moléculaire et Environnement articule ses travaux à la fois autour de l’étude des polluants organiques dans l’environnement et à travers l’élaboration de nouvelles méthodologie de chimie verte pour le développement durable. Il est constitué de 12 enseignants-chercheur et de 4 ITA sous la direction de Jean-Luc Besombes.

LECA (CNRS, UGA, USMB) : Le Laboratoire d’Ecologie Alpine travaille sur le fonctionnement des écosystèmes, le maintien de la biodiversité et la prédiction de leur réponse aux changements en utilisant des concepts et des méthodes issus de disciplines telles que l’écologie et la biologie évolutive. Il est constitué de 20 chercheurs et enseignants-chercheurs et de 22 ITA, sous la direction de François Pompanon.

–  SAJF (CNRS, UGA) : La station alpine Joseph Fourier est au service des chercheurs qui étudient les trajectoires socio-écologiques, les relations entre climat et fonctionnement des écosystèmes, les adaptations des organismes de montagne. Elle met à leur disposition laboratoires, dispositifs in natura, serres, hébergements et sa connaissance du territoire. Elle entretien le jardin botanique alpin du Lautaret, soutien la formation et diffuse les savoirs. Elle est constituée de 2 enseignants-chercheurs et de 7 ITA, sous la direction de Jean-Gabriel Valay.

Depuis quand ?

La fédération FREE Alpes s’inscrit dans la continuité des actions structurantes de la Fédération Lac Montagne Environnement (FLAME : CARRTEL, LCME, EDYTEM) créée en 2009 et du Dispositif de Partenariat en Ecologie et Environnement (DiPEE : SAJF, LECA, EDYTEM) mis en place en 2010 sous l’impulsion de l’INEE. La fédération existe depuis 2016 mais les actions d’animation et de mise en relation de ses membres ont commencé avec la nomination de son comité de pilotage en 2017. La fédération commence ainsi sa première phase de développement pour une période de 2 ans.

Quels sont les objectifs et thèmes de la Fédération ?

L’objectif principal de la fédération et de créer du lien entre tous les personnels des unités qui la composent. Elle cherche notamment à promouvoir des recherches interdisciplinaires sur les environnements et les fonctionnements écologiques en montagne, en intégrant les approches de géosciences, d’écologie, de chimie et des sciences de l’Homme et des sociétés. En diminuant le nombre de structures (FLAME, DiPEE), en coordonnant les actions des différents outils de programmation scientifique (Zones ateliers, SOERE, sites instrumentés et expérimentaux…) et en devenant un acteur reconnu du tissu académique et économique régional, FREE-Alpes a vocation à simplifier le millefeuille académique, au service d’une recherche efficiente. Ainsi, la Fédération se propose de :

– créer et animer un réseau d’échanges entre les membres des différentes unités afin de promouvoir l’émergence de projets de recherche interdisciplinaires ;

– développer les synergies entre les plateformes techniques notamment en communiquant sur les moyens techniques disponibles au sein des moyens des laboratoires constitutifs ;

– contribuer à l’offre de formation via une vision pluridisciplinaire de l’écologie et de l’environnement, notamment à destination des étudiants de master et doctorat ;

– développer des partenariats avec les acteurs du territoire (gestionnaires d’espaces, partenaires socio-économiques, etc.) en devenant un interlocuteur de choix.

D’un point de vue scientifique, l’objectif scientifique de la fédération FREE-Alpes est de décrire, modéliser et prévoir les fonctionnements et les dynamiques des socio-écosystèmes de montagne dans un contexte de changements environnementaux et de mutations sociétales (usages, gestion, perception etc.). Les écosystèmes terrestres et aquatiques considérés sont situés en montagne au sens large : des plaines périalpines à l’étage alpin et couvrent différents gradients d’urbanité. Les recherches envisagées concernent les structures et les fonctionnements des écosystèmes terrestres et aquatiques en zone de montagne et les couplages entre la dynamique des forçages (climatiques, anthropiques) et la dynamique de ces systèmes (y compris sociétaux). Le système « socio-écologique » et les différentes inter- et rétroactions entre les composantes sont étudiés dans une logique interdisciplinaire à différentes échelles d’espace et de temps. Les recherches de la fédération s’attachent par ailleurs à décrire l’évolution de la qualité de l’environnement, des services fournis par les écosystèmes et des constructions sociales associées.

Une attention particulière est portée aux objets suivants :

– Systèmes agro-sylvo-pastoraux (alpages, forêts, friches, accrus…) ;

– Hydrosystèmes de montagne et de piémont (lacs, rivières, torrents, zones humides, karsts) ;

– Zones protégées (parcs, réserves) ;

– Espace urbain des vallées et stations touristiques.

Ces recherches visent à proposer des actions i) de restauration des milieux, ii) de conception de méthodes et techniques innovantes pour la préservation de l’environnement, iii) d’évaluation, calcul et atténuation de risques, iv) de gestion de l’espace des sociétés et innovations sociales (transition écologique), v) de caractérisation des dynamiques des territoires soumis à forts enjeux environnementaux. La programmation scientifique de la fédération s’appuiera sur les contrats quinquennaux des unités qui la composent.

Quels rapports entretient la fédération avec les tutelles et les autres instituts de recherches ?

Toutes les unités de la fédération sont membres de la COMUE Université Grenoble Alpes. Les deux tutelles universitaires sont l’UGA (pour LECA et SAJF) et l’USMB (pour LCME, LECA, EDYTEM, CARRTEL). Les tutelles non-universitaires sont le CNRS (LECA, SAJF, EDYTEM : trois unités formant le DiPEE), l’INRA (CARRTEL), IRSTEA (EMGR, DTM) et le ministère de la culture (EDYTEM). Les unités de la fédération membres de la Zone Atelier Alpes sont le LECA, la SAJF, IRSTEA-EMGR et EDYTEM. Les unités membres de la Zone Atelier Bassin du Rhône sont CARRTEL, LCME et EDYTEM. FREE se trouve ainsi dans une zone d’articulation disciplinaire particulièrement pertinente pour développer des actions au sein de chacune des ZA et/ou concertées entre elles.

Les outils mis en place sous l’égide de la fédération, qu’il s’agisse d’appels à projet ou de plateformes mutualisées, sont ouverts pour des collaborations au sein de la COMUE UGA et en particulier de PAGE et de l’OSU. Des programmations communes, notamment autour de l’étude de l’évolution des climats régionaux et de ses impacts environnementaux et sociétaux pourront de plus être mises en place. La fédération est principalement rattachée au pôle PAGE (Physique de particules, Astrophysique, Géosciences et Environnement) et secondairement au pôle PSS (Sciences Sociales) de la COMUE UGA. Elle évolue en interaction forte avec l’OSUG, dont sont membres quatre unités de la fédération (DTM, EMGR, LECA, SAJF).

A long terme, FREE-Alpes pourra être l’un des éléments structurants d’un futur OSU (Grenoble Alpes) et interdisciplinaire, selon des modalités qui restent à définir. L’ensemble des directeurs d’unité concernés appuie cette idée.

Est-ce que la fédération s’implique dans l’enseignement ?

Les chercheurs de la fédération sont fortement impliqués dans les formations par et à la recherche (master 2) suivantes :

– Master Recherche ECOMONT (Ecologie des milieux de montagne : observation/ rétro-observation, gestion) de l’USMB – master en réseau franco-suisse ;

– Master Recherche BEE (Biodiversité, Écologie, Environnement) de l’UGA;

– Master Recherche STADE (Systèmes territoriaux, aides à la décision, environnement de montagne) de l’USMB et de l’UGA – master en réseau ;

– Master Chimie (parcours DRIME et SOURCE) Université Savoie Mont Blanc.

A moyens termes, la fédération appuiera des thèses de doctorat menées sous l’égide du collège doctoral unique de la COMUE UGA. Des actions portées par la fédération seront proposées en direction des écoles doctorales (cours doctoraux, séminaires interdisciplinaires organisés par les doctorants etc.) et de communautés plus larges (écoles thématiques, écoles d’été, actions nationales de formation etc.).

Comment fonctionne la fédération ?

La gouvernance de la fédération est assurée par deux entités. D’une part, un conseil de direction regroupant l’ensemble des directeurs d’unité et le directeur de la fédération et ses adjoints se réunit sur une base régulière (environ 1 fois/2 mois) pour harmoniser l’action des unités fédérées.

Le conseil de direction est constitué de Fabien Arnaud (EDYTEM), Jean-Luc Besombes (LCME), Emmanuel George (DTM & EMGR), Bernard Montuelle (CARRTEL), François Pompanon (LECA), et Jean-Gabriel Valay (SAJF).

D’autre part, le directeur et ses adjoints forment, avec une équipe issue de toutes les unités de recherche constituantes, le comité de pilotage chargé de l’animation et de la mise en place des actions structurantes de la fédération. Ce comité est nommé par les tutelles, sur proposition des directeurs d’unité pour une période de 2 ans (2017-2018) renouvelable une fois (2019-2020) pendant la phase de démarrage de la fédération. La durée du mandat de direction sera portée à 5 ans lors de la première évaluation de la fédération (2021-2025). Le directeur et ses directeurs-adjoints doivent être membres de l’une des unités fédérées, mais ne peuvent en être l’un des directeurs.

Le comité de pilotage est constitué de Jérôme Poulenard (Directeur – EDYTEM), Jean-Christophe Clément (Directeur adjoint – CARRTEL), Stéphane Reynaud (Directeur adjoint – LECA), Florent Arthaud (CARRTEL), Grégory Chatel (LCME), David Gateuille (LCME),  Nathalie Bertrand (DTM), Yves Perrette (EDYTEM) & Bjoern Reineking (EMGR).

Le comité de pilotage se réunit une fois par mois. L’animation scientifique proposée s’inscrit en cohérence avec les animations des autres dispositifs existants et mobilisant pro parte les mêmes unités et notamment la Zone Atelier Alpes (ZAA); la Zone Atelier Bassin du Rhône (ZABR) ; le SOERE Observatoire des Lacs Alpins (OLA) ; le labex Innovation et TErritoires de Montagne (ITEM) ; l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG) ; les deux pôles de l’UGA (PAGE, SJPETSG) concernés. Cette animation cherche à se développer autour de réponses à des Appels d’Offres dans un premier temps locaux (Région, Idex,…), avec l’objectif de co-construire des actions de recherche concrètes.

Quels sont les projets en cours ?

Dans le cadre de son objectif de fédération, le comité s’emploie à la mise en réseau des séminaires des laboratoires ainsi qu’au développement de séminaires propres qui ont lieu une fois par mois et sont retransmis sur tous les sites de la fédération. Ces séminaires sont enregistrés (si accord de l’auteur) et participent à la constitution d’une archive audiovisuelle de la fédération. Cette démarche sera complétée par un grand séminaire annuel visant à mettre en avant les projets interdisciplinaires ayant émergé au sein de la fédération et à accroître les échanges entre ses membres.

Dans une optique de visibilité, la fédération souhaite s’appuyer sur tous les moyens à sa disposition pour pouvoir élargir sa visibilité incluant une utilisation des nouvelles technologies de l’information en vue de l’échange et de la diffusion de l’information scientifique. Vous pouvez ainsi la retrouver sur ResearchGate, LinkedIn et Twitter (#Free-Alpes).

Dans la visée d’une mise en réseau des plateformes d’analyses et des infrastructures de recherche (terrains instrumentés et suivis) des unités de la fédération, la fédération a lancé un grand inventaire des moyens et compétences présents dans les différentes unités. La fédération compte notamment en son sein une unité mixte de service (SAJF) offrant la possibilité de développer des observations et expérimentations de long terme en haute altitude et des installations dédiées à l’expérimentation en micro- et mésocosmes, qu’elle soit terrestres ou concernant les écosystèmes aquatiques (station hydrobiologique de l’INRA à Thonon, UMR CARRTEL). En étroit partenariat avec la Zone Atelier Alpes (ZAA), avec la Zone Atelier Bassin du Rhône et avec le SOERE Observatoire des Lacs, la fédération cherche à coordonner les réflexions de mise en place de chantiers/observatoires de terrain ou d’achat de matériels de laboratoires lourds.

Quelles autres actions concrètes sont attendues ?

Un appel d’offre interne pour susciter des projets de recherche incitatifs entre membres de la fédération. Cet AO sera coordonné avec ceux portés par d’autres dispositifs qui pourront déléguer la gestion à la fédération (ZA, DIPEE…) dans le respect de leurs critères propres.

Des efforts concertés pour la bancarisation des données en lien avec les programmes et initiatives locales (OSUG datacenter), nationales et internationales (bases thématiques) ;

En parallèle, nous souhaitons créer des groupes de travail transversaux à vocation technique et méthodologique visant à partager les difficultés et les réussites, à construire des méthodes et des protocoles communs et nouveaux. Ces groupes pourront aussi repérer les manques et les appareils scientifiques à acquérir/développer et ainsi contribuer à la cohérence de nos montages de projet d’équipements. Ces travaux s’appuieront sur le recensement en cours des compétences et des dispositifs techniques présents dans les différents laboratoires.

Enfin la fédération espère la mise en place et/ou le développement de projets d’observation à long terme des écosystèmes de montagne (réseau des zones ateliers, Observatoire des LAcs, Observatoire des Relations Climat-Homme-milieux agro-sylvo-pastoraux porté par la Zone Atelier Alpes).

 

Est-ce que ça marche ?

Oui, la mise en place d’une plateforme analytique concertée au sein de la fédération fait partie des priorités pour les premières années de fonctionnement. A ce jour, ce travail n’a pas encore été formalisé mais d’un point de vue prospectif, la plateforme analytique de la fédération pourra compter pour son lancement sur un financement CPER de 1 M€, acquis dans le cadre du programme Montagne 4.0. Le tableau ci-dessous reprend la liste des matériels priorisés à l’achat dans le cadre de ce projet.

Coût d’achat Coût annuel de fonctionnement
Détecteurs Gamma à bas bruit de fond (x 2) 320 k€ 20 k€
Spéctromètre à fluorescence X 120 k€ 5 k€
Chambres de culture en conditions contrôlées 220 k€ 5 k€
LC MS MS 180 k€ 10 k€
Hydrogéophysique environnementale 80 k€
TG-FTIR 40 k€ 5 k€
Matériel de suivi environnemental de terrain 60 k€

 

 

 

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